31 décembre 2012

Articles écrits par Mathilde Dumazet sur Our Degeneration

Articles écrits par Mathilde Dumazet sur Our Degeneration


Interviews (Musique)

Quatre questions bonus à Girls in Hawaii en complément à une interview complète réalisée pour La Boîte à Musique Indé

Interview de Francis Richert, programmateur du festival de musique Changez d'air et responsable du pôle Musiques actuelles du conservatoire de Lyon

Billie

Salmon Fishers

Pomme (Claire)

Ladybug and the Wolf

Unibox

Freeds
The Flows
Dark Matter
Spam
Frogs
Upon the Bridge – Duellum - TMCN
Playme


Critiques (Musique)

Jack White

The Kooks

Patti Smith | Lou Doillon

June & Lula

C2C, Lou Doillon, The XX, Cat Power

Fauve

Joe Bel

Alone with everybody

The Wind

Pomme (Claire)

Lou Lesage

Travel Check

Panic Station

Anosmiaques


Chansons de la semaine (une trentaine d'articles) :


Concerts

Jack White | Peggy Sue

Arctic Monkeys | Tame Impala

The Kills | Week End

The Kooks | FiN | Morning Parade

Changez d'air : Fake Oddity | Frederic Bobin | Alex Beaupain

Madeleine Besson

Twin Arrows | Gina

La Pie | Jüne
Jesse K | Nina Fleury
Frogs
Freeds | Pomme (Claire)
The Genital Panik | Freeds | Blast


Critiques (Cinema)

Americano de Mathieu Demy (article relayé par le réalisateur sur son compte Facebook)

Les Bien aimés de Christophe Honoré

La piel que habito de Pedro Almodovar

La Guerre est déclarée de Valérie Donzelli

L'Apollonide, Souvenirs de la maison close de Bertrand Bonello

Submarine de Richard Ayoade

Millenium, The Girl With the Dragon Tattoo de David Fincher

Laurence Anyways de Xavier Dolan

Django Unchained de Quentin Tarantino

J'ai vu : catégorie dans laquelle je commentais brièvement tous les films que j'avais vu pendant une période donnée

Top five des meilleurs BO de films/réalisateurs : http://our-degeneration.blogspot.fr/2011/07/top-five-les-meilleures-bo-de.html


J'ai lu : catégorie dans laquelle je commentais brièvement tous les livres que j'avais lu pendant une période donnée
Bob Dylan, Stephen King, Sigmund Freud, Jean-Paul Sartre, Raymond Queneau, Franz Kafka, Albert Camus

Jean-Paul Sartre, Jean de La Bruyère, Marie Darrieussecq, Anne Wiazemsky, Mary Ann Shaffer et Annie Barrows, Choderlos de Laclos

Eduardo Manet, Marie Darrieussecq, Paul Eluard, Charles Baudelaire

Katharina Hagena, P.G.Wodehouse, Mary Higgins Clark, Bernard Marie Koltès, Marguerite Duras, Mme de Lafayette, Lolita Pille, Pavel Sanaïev


Critiques (Littérature)
Les chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin

Juliet Naked de Nick Hornby


Théâtre

Amphitryon de Molière

Emma de Dominique Breda avec Julie Duroisin


Arts visuels

Biennale de l'art contemporain de Lyon 2011

Fondation Gianadda, Claude Monet

Soulages au Musée des Beaux-Arts de Lyon

Combas au Musée d'Art contemporain de Lyon

Chronique estivale (concerts, voyages, spectacles)

Chronique hivernale (concert de Black Keys, expo Dali au Centre Pompidou, George Dandin de Molière, Broadway Melody, La Fausse suivante de Marivaux)




22 décembre 2012

Twin Arrows + Jina

Live report - Chronique de la future domination féminine

Twin Arrows + Jina au Trokson 15/12/12

La semaine dernière, Télérama titrait « Le déclin de l'empire masculin ». Belle coïncidence puisqu'il n'y a pas moins d'une semaine exactement, le Trokson a été littéralement envahi par Jina et Twin Arrows : deux groupes menés par deux chanteuses hyper charismatiques.

L'une, la voix déchirée, le regard emprunt de désinvolture et d'un « je m'en foutisme » provocant, détruit tout sur son passage. Nos oreilles, à la limite, ce n'est pas grave...ça en vaut largement la peine ! Jina, est une détonation, dès les premières notes, elle nous prend à la gorge, impossible de ne pas être aimanté.
Si les musiciens sont plutôt discrets dans l'attitude (il faut dire que bouger dans 50cm² ce n'est pas très évident), ils ne le sont pas au niveau des décibels. C'est d'ailleurs parfois étonnant de voir la souffrance au niveau des tympans se transformer en pur plaisir. Jina donne un sens musical à l'expression « faire du bruit ». Dommage que les versions studio soient rares, on aurait bien prolongé le plaisir et réécouté à volonté le set entier!
On note quelques influences pop mais c'est le cri des chanteuses de rock (parfois grunge bien trempé) qui a résonné dans la cave du Trokson (cri qui rappelle celui de Fiona Apple, chanson de la semaine #39... impressionnant d'ailleurs comme les adjectifs qui s'appliquent à l'une s'appliquent à l'autre!). 
Néanmoins c'est plutôt agréable quand ça se calme, enfin calme... tout est relatif ! L'intensité n'en est que décuplée et les ballades, souvent assez sombres, sont remplies d'émotions. 
On en ressort le cœur battant et les oreilles bourdonnantes !

L'autre chanteuse, c'est Éléonore des Twin Arrows. Voix grave, murmures impatients et mélodies saccadées suspendent chaque chanson dans la saturation électrique de la cave.
Plus exubérant, plus parisien aussi, c'est pourtant de l'autre côté de l'Atlantique que le groupe nous emmène, à des milliers de kilomètres de la capitale. 
Trempés de sueur, les Twin Arrows nous trimbalent entre anciennes (White room, Sleepwalker's burn et Soup of rocks sont de purs instants rock and roll) et nouvelles chansons d'un album qu'on attend, fébrile !
L'ambiance est sous pression et les petites envolées psychédéliques et punks n'en sont que plus jubilatoires. 
Peut être était-je simplement de bonne humeur ce jour là pour ne trouver que peu de défauts au concert, ou peut être les groupes étaient-ils simplement très bons. A méditer.

Le public (masculin et féminin) était béat, vous ne serez donc pas surpris en apprenant que la chanson de la semaine #41, Injured Night, s'est placée en à peine une semaine 10ème de nos articles les plus visités et 1ère des chansons de la semaine les plus populaires.


Alors va-t-on vraiment vers le déclin de l'empire masculin dans le monde du rock ? Les filles se font pourtant encore plus rares sur la scène que leurs congénères masculins, la preuve, samedi dernier : 3 filles contre 6 mecs. Et encore...ce sont des exceptions puisque d'habitude, les quotas sont encore plus déséquilibrés.
Dommage car souvent, une présence féminine apporte la sensualité et l'humilité qui manquent chez les boys band. 
Il semblerait cependant que le cliché de la fille, source de conflits et cause de la séparation des groupes, se soit transformé en gage de qualité.
En attendant, ce qui est sur, c'est que le rock français vu depuis la province, il ne se porte pas trop mal!

Mathilde

12 décembre 2012

Chanson de la semaine #28

Injured Night
Twin Arrows
2012



A la question « Et toi, t'écoutes quoi comme musique ? », qu'avez-vous l'habitude de répondre ? Quels sont les premiers mots qui s'échappent de votre bouche ?
"De tout!"?

Je n'échappe pas à la règle, j'écoute de tout. Mais la musique qui fait s'emballer mon cœur dans ma poitrine et disjoncter mes neurones, c'est le rock and roll/bluesy/garage.
Façon The Kills (live report du concert au transbordeur), Jack White (live report du concert au transbordeur) ou The Black Keys (bientôt un live report du concert à la Halle Tony Garnier).

Et puis dans cette même lignée, il y a les Twin Arrows.
Et tout comme The Kills, Jack White, et les Black Keys, les cinq parisiens débarquent à Lyon pour un concert (ce week end). 
On les attend depuis un petit bout de temps, alors pour fêter ça, Injured Night est à l'honneur cette semaine!

Avec sa guitare comme celle de Misirlou (thème traditionnel grec modernisé par Dick Dale, utilisé par Tarentino et saboté par les Black Eyed Peas), la chanson ressemble à l'ouverture de Pulp Fiction : c'est une explosion.


Voilà, c'est l'effet que ça me fait. Je suis happée par le rythme, le suspens et ce riff garage à souhait. C'est un kaléidoscope d'images qui s'impose : une course poursuite, une cigarette ("watching my cigarette burning") les paysages qui défilent à toute vitesse sur les bords de l'autoroute. Mes clichés préférés.
Cris/murmures, basse et guitares trépignantes, batterie alarmée ; hold up réussi !

Mathilde

4 décembre 2012

Joe Bel - Chronique

Chronique d'une demoiselle prometteuse : Joe Bel
(On l'avait loupé de peu au festival Changez d'air, on se rattrape donc maintenant!)

EP In the city et plus puisqu'il y a affinités.

Sous une apparence fragile compensée par une crinière flamboyante, se cache une bombe d'énergie à retardement. Un timbre comme on en trouve parfois, une voix qui nous emprisonne. 
Profonde et déchirée, elle pourrait être celle de la deuxième fille de Sting, Coco. En effet, on retrouve à peu près la même sensibilité et le même genre de chant chez les deux jeunes filles, particulièrement si on écoute Bohemian Love à la suite d'In the City. En cherchant un peu, on retrouve également l'ambiance hétéroclite de Nothing like the sun (deuxième album solo du chanteur de The Police) chez Joe Bel.
De telles références n'enlèveront pourtant rien à l'authenticité envoûtante de la jeune artiste. Chaque chanson respire le « made in home », chaque titre est un élan de spontanéité. Pas de limites précises, des influences éclipsées par des arrangements dénués de toute prétention : Pop sans frontières.
In the City est un EP plein d'incertitudes et pourtant très prometteur :
Joe Bel nous balade dans son univers acoustique (guitare/voix parfois accompagnées de discrètes percussions). Le tout dynamise les trois chansons d'ouverture : In the City, Dig et No no. Chaque syllabe claque et s'accorde avec le groove de la mélodie.
C'est sur la douce Before que l'émotion est la plus forte, berceuse pleine de délicatesse pendant laquelle une petite voix nous souffle à l'oreille qu'elle ne va pas tarder à faire beaucoup de bruit.
L'EP se clôt sur Ten, plus allante, plus pressée et enfantine comme le suggèrent les paroles « I'm feeling like I'm ten ». Bel élan d'insouciance.

Deux autres chansons qui ne figurent pas sur l'EP sont en écoute ici.
Sur Stronger et Lonely as I am, vieille soul et Rhythm and Blues sont subtilement mélangés  tandis que la voix apporte une bonne dose de fraîcheur. Le résultat fait écho à des chansons comme la reprise de Jailer par Asa. 
Plus électriques, les deux morceaux sont tout aussi naturels et sincères que les précédents bien que mieux parés pour de plus grandes scènes.

En parlant de scènes...
Mais aussi le 6 décembre à Annemasse, le 15 à Vesoul, le 25 janvier à Annonay, le 13 février à Lyon, le 14 à Paris, le 6 mars à Annecy, le 21 à Caluire, le 5 avril à Mâcon et le 20 à Thodure.
Toutes les infos sont ici et sur sa page facebook !

Mathilde

1 décembre 2012

Once - Chronique cinéma par Silvio de Vision Jeune



WANTED

Once
(race : film genre : androgyne)

Échappé dans les cinémas d'Irlande le 23 mars 2007

Le suspect est extrêmement dangereux : ceux qui l'ont vu une fois ont par la suite tout fait pour le revoir. Il est aussi précisé que ses victimes se sentent obligées de mettre toute la BO sur leurs MP3 !

La musique qu'il diffuse peut vous rester dans la tête plusieurs mois après vision !

Il échappe aux règles habituelles : il a été produit avec un budget très faible, et tous les participants à sa création sont des volontaires.

Les acteurs n'en sont pas : ce ne sont à la base que de simples musiciens !

On peut se laisser berner par son histoire d'amour traditionnelle, mais qui cache en fait l'union d'un homme, d'une femme, et de la musique (à la fois!).

Il fait des ravages partout où il passe ! Prenez garde !


Ceci est un message de l'institut national de la protection des amateurs de mauvais films (INPAMF) et de l'association des fans de musique nulles (AFMN).


29 novembre 2012

Salmon Fishers - Interview

Nous sommes impardonnables : Avec quatre mois de retard, nous publions enfin l'interview déjantée des Salmon Fishers.
Au programme une quantité non négligeable de réponses argumentées, de fous rires, de débats, d'interview renversée. Le tout sous l’œil aguerri de la statue de Sadi Carnot...
A vrai dire, on s'est plusieurs fois demandé si l'interview n'était pas double : Salmon Fishers/Our Degeneration.
En résumé une très belle rencontre et un échange bien constructif !




OD : Donc vous, le groupe, ça fait combien de temps ?
Robin (chant) (lueur de doute dans le regard) : ça a commencé là ? 

OD : Non mais c’est juste une question d’introduction, histoire de commencer la chose.

Christophe (basse) : Eh bien écoutez, je vais laisser la parole à Robin. 
R : Mais ça  vraiment commencé ? 
Damien (trompette)  : Bon, déjà, tu dis bonjour...
R (le regard déterminé) : Donc le groupe a commencé il y a trois ans suite à un voyage au Canada. Valérian -le guitariste- Grégoire -le claviériste- et moi-même, le chanteur, sommes partis sur une petite île pour nous  immerger  dans la vie quotidienne canadienne. D’abord on a découvert beaucoup de groupes, comme Arcade Fire, et on a commencé à trouver notre style avec beaucoup d’influences nordiques, etc. Suite à ce voyage, on est rentrés transcendés de cette expérience et on a voulu rencontrer des musiciens et CRÉER UN GROUPE (Robin hausse la voix en raison de cris stridents émis par des enfants en bas âge à quelques mètres de là). Du coup à Lyon on a commencé à trouver petit à petit des musiciens et à créer l’univers Salmon Fishers. 

OD : A la base vous êtes tous lyonnais ?

R : Non. A la base Grégoire, Valérian et moi, ceux qui sont partis en voyage, on est du Puy-en-Velay. Damien il est originaire de la Drôme.
D : C’est ça.
R : Je me trompe toujours avec l’Ardèche, mais c’est pareil…
D : (mouvement de la tête désapprobateur)
R : Et Christophe il est presque lyonnais.
C : Oui voilà, je suis de l’Ouest lyonnais.
D : Le batteur est de Lyon aussi.
R : Oui alors entre temps il y a eu Victor, qui est le tromboniste. Et il est de…
D : Il vient d’Orléans.
R : Et Allan le batteur qui est de…
D : de Lyon. On s’est rencontrés à Lyon, parce que Grégoire, qui est un des membres fondateurs, était dans la même école que Victor et moi, donc c’est facile pour se rencontrer, et après Allan étant lyonnais,  fin bon… ça brasse.

OD : Et vous faites ça à côté de vos études ? 

D : Oui on le fait toujours à côté de nos études, ou maintenant à côté de notre boulot, parce que les études sont finies pour certains. Et ça a toujours été le but de faire des études avant toute chose et…
R : Non, bah non (rires)
D : Non pas exactement avant toute chose, mais plutôt de…
C : C’est plus avoir un bagage, pour pouvoir s’assurer quelque chose si jamais ça marche pas. On va tout mettre du côté de la musique, on essaye toujours de faire de la musique à côté de notre travail.
R : Maintenant ça devient presque l’inverse en fait. On essaye de travailler à côté de la musique.
D : C’est tout à fait ça… 

OD : Ça prend de l’ampleur ?

R : Ça prend de plus en plus d’ampleur, on a de plus en plus de dates, de choses à faire en dehors du groupe. Des trucs tout bêtes, mais s’occuper d’un visuel, le mettre en place,  le montrer à des personnes, s’occuper de la presse etc… Faire des interviews dans des parcs (rires), ce genre de choses, ce qui fait que ça prend de plus en plus de temps, c’est très chouette. Là on est sur une préparation pour le Printemps de Bourges 2013, du coup c’est tout une dynamique qui se met en place et qui prend beaucoup de temps.

OD : Vous étiez à Rock’n’Poche il y a quelques jours ? 

C : Allez, tout le monde sourit et a les yeux qui brillent, parce que c’était trop bien. C’était un super bon concert.

OD : Il y avait pas mal de monde en plus...

R : On a joué devant 3000 personnes environ. Ça a été notre plus gros concert, donc on a pris un pied fou, et on est encore sur notre petit nuage de samedi soir. 

OD : Vous avez joué avec qui là-bas ? 

R : On a joué avec Emir Kusturica
C : Debout sur le Zinc
R : Sporto Kantes
D : François and the Atlas MountainsGolden Zip, qui est un groupe lyonnais aussi. C’est pas mal. 

OD : Sur scène du coup, vous êtes sept ?

R : Oui. Alors on va poser les questions maintenant, est-ce que tu te rappelles de tous les instruments ? 

OD (Mathilde) : Oui!. Trompette, trombone, guitare, batterie, chant, clavier, basse.
C : J’avais peur que t’oublies la basse. 

OD : Et votre batteur avait un bras dans le plâtre à la Croix-Rousse, c’est intéressant...
C : On a fait plusieurs scènes avec le batteur le bras dans le plâtre. Justement, ça nous a permis d’avancer d’autant plus et de s’assurer qu’on peut arriver à jouer un truc bien. 

OD : Ça montre aussi la technique, vous avez quoi comme bagage au niveau de la technique ? Musicalement vous venez d’où ? 

C : Tout le monde vient d’univers différents.
R : Il y a à la fois des personnes qui ont fait le Conservatoire, Allan par exemple le batteur est au Conservatoire de Jazz. On a aussi certains musiciens qui sont autodidactes. Il y a vraiment des parcours très différents : ceux qui ont fait des écoles de musique et ont bossé le classique pour ensuite venir à la pop, et au contraire ceux qui ont découvert la pop et ont tellement aimé la pop qu’ils se sont dit je veux faire de la musique, et qui ont appris la musique via la pop…
D : et qui découvrent le classique.
C : Ce qui est en fait super bien grâce à ça c’est qu’en répétition chacun apporte sa patte.
R : Oui voilà par exemple je vais chanter des lignes de trompette, et après il y a Grégoire ou Damien qui va aller retranscrire sur papier pour arriver à faire des arrangements derrière. A mettre des si bémol dièse... 
C : Fa bécarre...
R : ...alors que l’idée de base sera venue d’un chant imaginé. 

OD : C’est vrai que ça se ressent dans votre son que tout ça vient d’horizons divers, donc vous êtes sept sur scène… 

C : Le patchwork musical, on a chacun des influences différentes, on écoute quasiment tous de tout et du coup on a plein d’idées dans la tête et on arrive à reproduire quelque chose.
D : C’est pas venu tout de suite, on a mis un moment avant de trouver un équilibre en répét’ et maintenant on peut dire qu’on parle un langage qui est propre à nous 7 parce que on veut souvent dire la même chose mais on le dit pas de la même manière, donc on se comprend et on fonctionne bien. Je dirais que ça fait six mois, un an que c’est équilibré mais on a mis un certain temps avant d’arriver à tout combiner, tout ce « bordel », mais maintenant c’est un bordel organisé. 

OD : Vous partez d’univers musicaux différents, quand on lit des trucs sur vous, vous citez Arcade Fire notamment.

R : En fait on a Arcade Fire vraiment en base, parce que c’est le groupe en fait qui, personnellement, m’a donné envie de faire cette musique-là. Arcade Fire ça reste un groupe qui est toujours là, c’est…
C : Une référence.
R : Une référence, ils arrivent tellement à faire des choses très différentes. Pour moi c’est un groupe très novateur et dont on se rappellera dans 40 ans. Du coup ça a été le groupe qui nous a tous influencés, après forcément on est partis vers d’autres horizons. Mais au final on a l’impression de tous revenir vers Arcade Fire tellement Arcade Fire arrive à faire un mélange de styles, comme on aime faire aussi sauf qu’on mélange pas les mêmes styles qu’Arcade Fire, donc ça donne quelque chose qui n’est pas du Arcade Fire. (ndlr :Vous aussi vous avez remarqué le nombre incroyable de fois que Robin a cité Arcade Fire dans une seule phrase?)

OD : Et vous pouvez citer qui d’autres comme groupes qui vous influencent particulièrement excepté Arcade Fire ? 

R : On a vu Bon Iver avant-hier, aux Nuits de Fourvière, donc forcément grande influence. Il y a aussi Sufjan Stevens, pour tout ce qui est très orchestral. Et à côté on est influencés par tout ce qui est aussi pas basique, mais plus sauvage, que ça soit de la musique électronique comme LCD Soundsystem.
D : M83 aussi, dans cet esprit-là. Mais c’est une base quoi, il y a une base commune et après parfois on apporte des trucs on sait pas d’où on les a sortis. Des fois en écoutant un truc de Mozart en classique on va trouver deux secondes qui vont aller au bon endroit, et on recompose et puis derrière l’autre va comprendre différemment et va rajouter quelque chose qui va aller bien…
R : On peut aussi s’inspirer de musiques tribales africaines, de rythmiques, puis par-dessus on va mettre des arrangements de cuivres… On est tous des grands amoureux de la musique en général, et tout ce que j’aime j’ai envie de le retranscrire à ma manière, donc ça va être une partie rythmique africaine mélangée à des guitares pop nordiques… C’est ça qu’on aime faire en tout cas. 

OD : A vous entendre on dirait qu’il y a vraiment une alchimie entre vous tous, et que malgré vos horizons différents et vos influences différentes, vous voulez vraiment communiquer un truc ensemble. 

D : Oui, et sur scène, je sais pas si ça se ressent, mais il y a des groupes où on a vraiment la mise en avant d’une personne, nous c’est pas forcément ça. Les parties qu’on joue sont pas vraiment très compliquées, c’est plus qu’on joue ensemble et on essaye d’avoir une dynamique commune.
C : On veut garder cette impression de bloc en fait. Et pas forcément que sur scène, aussi au niveau justement du visuel, un logo avec une tente…
R : Un tipi…
C : Une tente canadienne ! 

OD : Ce qui se dégageait du concert à la Croix-Rousse c’était justement que ça allait même plutôt bien avec l’ambiance du quartier, ça donnait un côté très chaleureux avec les cuivres qui réchauffent vachement l’univers justement comme vous disiez pop nordique avec lequel je suis pas forcément d’accord. L’univers est beaucoup plus chaleureux que les univers plus minimaux/minimalistes de LCD Soundsystem, Metronomy, ou Björk que vous citez aussi. C’est beaucoup moins froid.

C : C’est pour ça que… (irruption soudaine d’un enfant dans le champ de la caméra) Qu’est-ce que je disais ? Oui, on s’inspire pas d’un groupe au départ, il n’y a pas de groupe de référence dont on s’inspire. Quand on dit qu’on s’inspire de LCD Soundsystem c’est pour aller chercher une rythmique de batterie, seulement, on va pas…
R : C’est pas forcément quelque chose qu’on va chercher sur un instrument, c’est plus une énergie. En fait, quand tu cites Björk etc au final c’est quelque chose qui va t’embarquer dans un univers mais comme on est sept on peut vraiment dégager une énergie tribale quand on est sur scène, ce qu’on peut retrouver dans des groupes comme LCD par exemple.
OD : Et quand sur scène tu tapes sur ton tom basse c’est pour le côté tribal aussi ?

R : C’est parce que je suis batteur à la base.
D : Ouais et puis c’est une énergie. Je sais pas si vous avez déjà vu Arcade Fire en concert c’est ça quoi, c’est nordique Arcade Fire, mais il y a de la chaleur derrière.
R : Oui et puis sur scène je ne peux pas ne rien faire, même si on fait des choses très simples comme disait Damien tout à l’heure, le but c’est d’arriver à tout combiner pour que ça soit un ensemble, et à dégager quelque chose. Moi ça va être une féroce envie de taper sur des tom basse à ce moment-là, pendant que Damien va faire une petite danse derrière moi à un moment, c’est qu’en fait il y a quelque chose qui se passe sur scène, on est pris par quelque chose ce qui fait qu’on a envie de l’exprimer par une danse, par un instrument, par une communication avec le public, par notre son, par plein de choses… 

OD : Quelque chose de spontané, vous arrivez pas avec votre truc bien propret bien calé…
C : En fait c’est le cas en vrai. 

OD : Alors c’est calé, mais ça ne donne pas l’impression que ça l’est. 

C : Oui, c’est vraiment ce qu’on essaye de transmettre. On peut pas se permettre que ça soit le bordel justement. C’est super carré, mais on arrive à se lâcher.
D : On sait pas comment les autres font, mais nous c’est quand même très très carré en répét’. Ça veut pas dire qu’on se lâche pas, c’est juste que c’est hyper organisé parce que si il y en a un qui commence à vouloir faire ce qu’il veut…
R : On a un planning en fait de 18h à 21h, on a la pause de 18h50 à 55,
D : 56. 
R :  Fin c’est presque ça quoi. C’est un système assez scolaire pour arriver à travailler de manière efficace, tout en prenant du plaisir en même temps.
D : Et le but c’est que ça ne s’entende pas sur scène.
R : Je pense qu’on prend tellement de plaisir à être sur scène et à pouvoir échanger, proposer notre musique, que forcément ce qu’on fait devient naturel et ça fait moins organisé. 

OD : Et quand vous dites que vous êtes très carré dans les répéts, c’est aussi carré dans la composition ? Pour composer, vous vous en sortez comment à sept ? 

R : En général, la plupart du temps, c’est une personne qui va amener une idée, et puis on va travailler à partir de ça. En général c’est Valérian ou moi, Christophe de temps en temps, qui amenons une proposition de base, c’est-à-dire que ça va être une ligne de chant avec une rythmique, un son, et à partir de là c’est quelque chose qu’on va faire mûrir à 7. On va commencer à travailler dessus, on va le ranger dans un tiroir, passer à une autre chanson. Puis un peu plus tard on va ouvrir le premier tiroir, prendre la compo, on va essayer de mettre ce qu’on a trouvé entre temps, ça prend énormément de temps, mais ça vient de l’idée de quelqu’un à la base qui a vraiment réfléchi à la chanson. Parfois ça va aller vers quelque chose de totalement différent parce que les autres amènent d’autres idées. C’est comme ça qu’on travaille. 

OD : Et pour enregistrer vous cherchez un label mais du coup vous fonctionnez comment ? Vous avez votre propre matos ? 

R : Pour tout ce qui est enregistrement studio, on travaille avec Mikrokosm, à Villeurbanne, un magnifique studio nordique, justement,  avec parquet, des grands murs blancs, des poutres apparentes… Des piano à queue, des orgues…
C : Non mais on y retourne bientôt… ça lui manque.(petite tape amicale sur l'épaule)
R : Donc c’est là qu’on enregistre pour l’instant, en autoprod ou en coprod, et en fait on aimerait trouver un label pour pouvoir sortir un album. On va sortir un EP en mars 2013 (ndlr : les phases de préprod et de prod ont eu lieu fin août et fin septembre en studio)
D : Avec l’EP on va monter un nouveau spectacle par rapport à ces nouvelles chansons, qu’on fera à partir de novembre/décembre. Encore une fois ça dépend de ce qu’on arrive à faire.
R : Après on va sûrement commencer à faire des premières parties dans des salles de la région. Le but après c’est d’enchaîner sur le Printemps de Bourges. 

OD : Vous essayez de vous construire une sorte de notoriété, votre but est de vraiment vous faire connaître ? 

R : Oui, c’est d’élargir le réseau professionnel aussi, et d’arriver à convaincre le plus de personnes, de manière à arriver à faire Bourges au printemps 2013, et arriver à signer avec un label, pour un album.
D : C’est ça.
R : Et jouer au Canada, après… 

OD : Retourner sur l’île fondatrice…Et à part le Rock'n Poche, sur quelle scène avez-vous préféré jouer ?

R : L'épicerie Moderne
D : En fait, ça a été progressif, ce qui est bien c'est qu'on préféré un concert et puis on a préféré le suivant, puis un autre. « Préféré » c'est un petit peu excessif du coup comme mot, moi j'ai un super souvenir du Marché Gare parce qu'il y avait vraiment une ambiance de ouf ! Après à l'Epicerie, on était mieux...
R : Carrément ! Il y avait une ambiance encore plus de ouf.
D : Moi j'ai pas eu le même ressenti, tu vois, c'est pas forcément pour les mêmes raisons...Ce qui est bien avec le Rock'n Poche c'est que ça a mis tout le monde d'accord !
C : Chacun a ses petits critères, le Rock'n Poche, c'était quand même un plus grand public donc on avait un vrai retour.
R : C'était la première vraie date qu'on faisait en dehors de Lyon, enfin non, mais c'était en tout cas notre premier festival ! Pour un groupe c'est un événement assez marquant. En extérieur devant 3000personnes avec des montagnes à perte vue derrière...Les Alpes quoi ! C'était magique comme scène, c'était une sensation vraiment particulière, c'était au delà de juste un kiffe musical, je pense que c'est pour ça que ça met tout le monde d'accord. On s'en rappellera toute notre vie.

Our Degeneration: Vous parliez des retours du public, qu'est ce qui vous touche le plus dans ces retours ?

R : J'adore les retours négatifs, c'est ce qu'on préfère, ça nous permet d'avancer, on en prend note, quand il y a dix fois une même critique...
C : C'est que ça va pas du tout...
R : Ça peut être inhérent à chaque personne... mais une critique construite sur une chanson, on la prendre en compte pour évoluer et travailler. Les retours positifs ça fait toujours plaisir, les négatifs ça fait avancer.
D : Mais après on ne prend pas en compte TOUTES les critiques, on ne va pas s'arrêter directement, on essaye de faire la part des choses. On essaye avant tout de garder notre identité, des gens n'aiment pas ce qu'on fait mais on ne va pas tout changer pour eux.

Our Degeneration : Un souvenir d'un concert pendant lequel vous étiez côté public ?

Robin, Damien et Christophe, un sourire jusqu'aux oreilles...
C : C'était il n'y a pas très longtemps, c'est bizarre...En fait toute notre vie a commencé avant hier (ndlr : l'interview ayant été faite en août, le Rock'n Poche et le concert de Bon Iver avaient eu lieu quelques jours auparavant)
Fou rire de Robin et Christophe
D (un peu plus sérieusement) : Là encore, on va sûrement citer trois concerts différents et il y a des choses, je pense que vous n'allez juste pas forcément comprendre pourquoi c'est ce concert là en particulier. Et...(regard consterné vers les deux autres).
C : Si, là c'est vrai qu'on y était il n'y a pas longtemps, on est encore dedans et puis c'est vrai que c'était un gros week end : on est parti tous les sept au Rock'n Poche...Donc du coup Bon Iver, c'était une grande claque.
D : Encore une fois, il a mis tout le monde d'accord.
R : Non moi le concert le plus fou que j'ai vu, c'était Blur aux Nuits de Fourvière en 2008 ou 2009, parce qu'il y avait une émotion, le seul reproche que je fais à Bon Iver, c'est qu'il est dans une tournée et qu'il n'y avait pas ce côté humain, il avait beau être parfait musicalement sur pleins de points...Blur c'était la seule date qu'ils faisaient en France, ils s'étaient séparés pendant dix ans. Donc quand tu vois le chanteur qui a les larmes aux yeux à la fin du set tellement il aime l'endroit, il y a quelques chose qui se passe au delà de la musique, c'est pour ça que ce concert restera numéro 1 dans ma vie, parce que c'est rare de vivre des moments comme ça.
D : Moi j'aurais du mal à en citer un, parce qu'il y a plusieurs sortes de scènes, sur les petites c'est pas le même effet que sur des grosses scènes. Je dirais Arcade Fire aux Eurockéennes en 2007, donc ça fait quand même un moment. J'ai pris une grosse claque, je connaissais pas, j'étais arrivé (haussement d'épaule)...Voilà, je m'en souviendrai ! Caravan palace aux Solidays et Bumcello, un violoncelle et une batterie électrique...Et les mecs ils improvisent pendant une heure et demie, ils partent sur une note et ne s'arrêtent pas de jouer, c'était juste fantastique. Après, pourquoi ces trois là ? Je n'arriverai pas à les classer. Bon Iver arrive en quatrième.
C : Moi Bon Iver, je garde aussi un très bon souvenir d'une programmation de Musilac, Phoenix, Birdy Nam Nam. Phoenix je les avais vu pour la première fois au Transbo, c'était bien mais sans plus, et à Musilac je me suis dit « c'est le truc à voir ».
R : Et vous ? Votre plus beau souvenir de concert à part la fête de la musique avec les Salmon Fishers ?
Léa : Izia à Manosque, un concert gratuit dans le sud. C'était assez fou, elle était en pleurs, Izia, je suis pas forcément ultra fan, mais le concert était impressionnant, j'étais bouche bée devant son énergie et ses musiciens
R : Ah, c'est la où il y avait Brigitte Bardot je crois, elle a fait une chanson sur Manosque, le Plage Abandonnée.
Rires
Mathilde : Ce qui m'avait frappé chez Izia, c'était aux Nuits de Fourvière, Sugar Cane chanté sans micro dans le théâtre et puis sinon il y en a tellement.
R : Si il y en a trop c'est qu'il n'y a pas eu UN concert...
Léa : Si moi j'avais vu Foals.
Mathilde : Après ce sont des concerts de groupes que j'aime plus ou moins. Depeche Mode au stade de France à 11-12ans...Les Nuits de Fourvière, le Transbo, le Ninkasi...
C : Tournez la caméra, qu'on rigole un peu devant VOTRE interview !
R : T'avais des bons goûts à 11-12ans...Moi j'écoutais...
C : Aux Nuits de Fourvière j'ai vu les Strokes, c'était pas « gégé »...
Léa : Nous les Arctic Monkeys...
Mathilde : L'ambiance était vraiment pas respirable...
R : « Gégé ? »
C : Puis c'est beau les Nuits de Fourvière. Oui « gégé ».
R : T'as une acoustique géniale !
Mathilde : Hanni El Khatib et Kasabian aussi, c'était géant. Il y a une différence entre artistes français et anglais, les anglais sont moins chaleureux sur scène.
Léa : Les Kills au transbo, pas un mot, ils font leur show et ça enlève...
Mathilde : Le côté chaleureux des Salmon Fishers à la fête de la musique

Our Degeneration : La dernière chanson que vous avez écoutée ?

R : Malheureusement, depuis le concert de Bon Iver, je vais t'avouer que toutes les musiques me paraissent fades. Et que je n'ai pas réécouté de musique depuis Bon Iver. Ah bah si, j'ai remis la Madrague ce matin, j'ai fait de la peinture et on a mis sur la plage abandonnée...
C : Je crois qu'il y avait Fritz Kalkbrenner quand jsuis parti de chez moi.
D : Motion Sickness de Hot Chip.

Our Degeneration : Le dernier film que vous avez vu ?

C : New York I love you, hier, très bon, c'est un assemblage de courts métrages.
R : Batman, dimanche, j'ai été déçu, c'est du bruit tout le temps quand tu sors, tu as l'impression que tout est calme, ça m'a gavé, l'histoire...J'aime bien les supers héros mais de temps en temps...Là j'ai pas...c'est un peu trop tout le temps.
D : Moi c'était Pirates, le film d'animation, genre Cars, j'étais avec mes potes, on s'est bien marré. Après je regarde pas mal de vidéos de concerts...
R : Là c'est un film qu'on te demande !
D : Pirates alors !
C : Tu m'aurais posé la question y'a deux jours, c'était Kiss and Kill avec Ashton Kutcher, c'est une vraie merde, ne regardez jamais ça (en pointant la caméra) !
R : Et vous, le film qui vous a marqué ?
Léa : Holy Motors de Leos Carax,
(regards intrigués...)
R : Je vous conseille un film aussi, qu'il ne faut surtout pas aller voir...donc je vous le conseille pas, c'est avec l'acteur de Twilight dans une limousine : Cosmopolis ! Il est bon acteur dans le genre acteur en plastique, ça lui va bien, mais c'est le film...
Léa : Oui les critiques...
R : Soit on adore soit on déteste !
Léa : Exactement !
Mathilde : Par contre Sur la route avec l'autre qui joue dans Twilight, la fille, avec l'acteur de Control et Garrett Hedlund...Ça m'a réconcilié, un peu, avec elle...
C : Ah y'a le mec de Control dedans...
Léa : On est d'accord, il est génial Control ? C'est mon film culte
Mathilde : De Into the Wild à Twilight, elle était tombée dans mon estime...
Léa : C'est le grand saut.


Our Degeneration : Le dernier album que vous avez acheté ou téléchargé illégalement ?

D : Acheté, l'album de The Shoes.
R : Acheté... Arcade Fire il y a deux ans, mais j'ai acheté des vinyles entre temps.
C : Un groupe belge qui s'appelle Sharko.
R : Par contre en téléchargé illégalement... Il doit y en avoir dix qui sont arrivés ce matin sur mon ordinateur.
D : Non mais c'est un outil professionnel pour nous. C'est pas illégal

Our Degeneration : Tout comme pour nous...
R : Et on va dire aux gens...TELECHARGEZ NOUS ! Illégalement mais téléchargez nous, vive le téléchargement libre !

Our Degeneration : Le dernier livre que vous avez lu ?
(Désespoir général sauf pour Robin, stoïque)
R : Sa majesté des mouches (ndlr : William Golding)
(Intense réfléxion)
C : Moi je crois que c'était l'Ecume des jours de Boris Vian, mais je l'ai lu plusieurs fois.
Léa : « En fait je ne lis que ça »...
D : Moi un livre de Sylvain Tesson dont je ne me rappelle plus le titre. (ndlmdlr (sigle devinette) : à lire : Dans les forêts de Sibérie). Bien pour s'évader.
R : Je vous en conseille un qui est trop trop bien et qui est apparemment un chef d’œuvre pas du tout connu mais j'ai eu la chance de tomber dessus au Maroc. C'est Un siècle après Béatrice de Maalouf (ndlr : Le premier siècle après Béatrice du libanais Amin Maalouf). Je vous le conseille vu que vous avez l'air de lire beaucoup, moi je lis malheureusement assez peu, mais c'est comme pour les concerts, j'aime prendre des claques. Je vous le conseille aussi à vous (ndlr : oui à vous lecteurs!)

Le vent se lève, le parc est vide, il n'y a plus d'enfant, c'est la fin du monde, la poussière et les feuilles volent. Bref, c'est la fin de l'interview qui sonne.
C : R'garde ça, j'ai six appels manqués !